Biographies

Les individus suivants ont acquis de la notoriété au-delà de Genève; on trouve leurs articles dans la plupart des encyclopédies et dictionnaires biographiques suisses et étrangers ainsi que dans des ouvrages spécialisés. Le cas échéant, les notices ci-dessous renvoient aux sites du Dictionnaire Historique de la Suisse (DHS) (http://www.hls-dhs-dss.ch), de l'Encyclopédie libre Wikipedia (http://www.wikipedia.org) ainsi qu'aux autres articles existants sur Internet.

Benedict Pictet (1655-1724) - François Pierre Pictet (1728-1798) - Jacques Pictet (1705-1786) - Charles Pictet (1713-1792) - Pierre Pictet (1703-1768) - Marc-Auguste Pictet (1752-1825) - Charles Pictet de Rochemont (1755-1824) - Charles René Pictet de Rochemont (1787-1856) - Adolphe Pictet (1799-1875) - Raoul Pictet (1846-1929) - Jean-Louis Pictet (1739-1781) - Jean Marc Jules Pictet (1768-1828) - Gabriel Pictet (1710-1782) - François Jules Pictet (1809-1882) - Ernest Pictet (1829-1909) - Edmond Pictet (1835-1901) - Amé Pictet (1857-1937) - Guillaume Pictet (1860-1926) - Arnold Pictet (1869-1948) - Jean Pictet (1914-2002)

Branche aînée (éteinte à la fin du XIXe siècle):

Bénédict Pictet

Bénédict Pictet (1655-1724), fils d’André (1609-1669) conseiller et syndic, fut pasteur, professeur et recteur de l'Académie. Il est l'auteur d'ouvrages de théologie, dont plusieurs ont été traduits en anglais, allemand et néerlandais, ainsi que de cantiques. Membre de l’Académie de Berlin et de la Royal Society for the Propagation of the Gospel, de Londres, il a joué un rôle important dans le mouvement qui a engagé l’Eglise de Genève dans la voie de l’«orthodoxie éclairée» et dans la défense des protestants français persécutés après la révocation de l’Edit de Nantes.
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François Pierre Pictet (1728-1798) dit le Géant, fils d'Isaac (1693-1769) et de Suzanne Gallatin (1703-1783), conseiller; avocat, il se lia avec Voltaire (1694-1778) pendant les années que celui-ci passa à Genève et à Ferney, faisant partie de la troupe d'amateurs qui jouait ses pièces de théâtre. Il quitta Genève en 1761 pour se fixer à Saint-Pétersbourg d'où il demeura en correspondance avec Voltaire qu'il persuada d'écrire à l'impératrice Catherine II (1729-1796), entamant ainsi leur vaste échange épistolaire. Bien en cour, proche de l'impératrice, informateur de l'ambassade de France, auteur de divers mémoires sur l'économie russe, il créa aussi des colonies de peuplement sur la Volga, recrutant des colons, ce qui lui valut d'être recherché par Sartines (Archives de la Bastille). Impliqué dans une affaire de contrebande, il parvint à quitter la Russie en 1776, vécut quelque temps à Paris où il connut Manon Phlipon (1754-1793), future Madame Roland, avant d'émigrer en Angleterre où il vécut en donnant des leçons de français jusqu'à ce que William Pitt (1759-1806) en fasse son agent secret à Berne. Il est mort à Genève peu après l'annexion de cette ville par le Directoire. Ses écrits sont conservés dans les archives Vorontsov. Le principal est sa Lettre à un seigneur étranger sur la position actuelle de la France relativement aux autres Etats de l'Europe, manifeste antirévolutionnaire publié au début de 1793 et traduit en anglais, qui est disponible en édition "reprint" (Elibron et Ecco) dans ces deux langues. Alexandre Stroev le compte au nombre des "aventuriers des Lumières" dans l'ouvrage qu'il a consacré sous ce titre en 1997 à des étrangers dans la Russie de Catherine II.
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Seconde branche aujourd'hui aînée:

Jacques Pictet

Jacques Pictet (1705-1786), fils de Marc et d'Anne de Budé, fit une carrière militaire au service de Sardaigne terminée avec le grade de lieutenant général. Pendant sa retraite, il fut par ailleurs pendant de nombreuses années le correspondant diplomatique à Genève du roi Charles Emmanuel III (1701-1773), dont il avait reçu en 1756 le titre de comte, et de 1763 à 1767 le ministre du roi Georges III d'Angleterre (1738-1820), en tant que roi de Hanovre. Son fils Isaac (1746-1823), syndic, lui succèdera dans cette dernière fonction de 1772 à 1774.
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Charles Pictet

Charles Pictet (1713-1792), frère du précédent, fut colonel au service des Provinces Unies des Pays-Bas. De retour à Genève, il blâma en 1762 dans une lettre la condamnation par le Petit Conseil de L'Emile et du Contrat Social de Jean-Jacques Rousseau (1712-1778), qu'il attribua au désir de plaire à Voltaire. Condamné à demander pardon à Dieu et à la Seigneurie et suspendu de son siège au Grand Conseil, il correspondit pendant plusieurs années avec Rousseau qu'il tenta vainement de faire revenir à Genève.
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Pierre Pictet

Pierre Pictet (1703-1768), professeur de droit à l'Académie était dans sa propriété de Saint Jean le voisin des Délices de Voltaire qui lui a adressé de nombreux billets dans lesquels il était souvent question de sa fille Charlotte (1734-1766), femme de Marc Samuel François Constant (1729 - 1800), l'oncle de Benjamin Constant (1767-1830).
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Marc-Auguste PictetMarc-Auguste Pictet (1752-1825), allié Turrettini, fils de Charles ci-dessus, succéda à Horace Bénédict de Saussure (1740-1799) dans la chaire de physique expérimentale à l'Académie où il imposa, l'un des premiers, la chimie nouvelle d'Antoine Lavoisier (1743-1794). Il s'occupa aussi d'astronomie (un cratère de la Lune porte son nom) et de météorologie, et créa en 1796 avec son frère Charles (ci-dessous) et Frédéric-Guillaume Maurice (1750-1826), la Bibliothèque Britannique, un périodique qui répandit sur le continent, sous forme d'articles et de traductions, les découvertes scientifiques faites en Angleterre (notamment la vaccine), la littérature (Jane Austen) et l'agronomie anglaise. Genève ayant été annexée en 1798, Marc-Auguste collabora avec le régime français. Napoléon Bonaparte (1769-1821) le nomma en 1802 membre du Tribunat pour le département du Léman à la place de Benjamin Constant, et en 1808, Inspecteur général de l'Université impériale. Il fit beaucoup dans ses fonctions pour sauvegarder l'autonomie et le caractère protestant de l'Académie genevoise. Associé non résident de l'Institut, membre entre autres de la Royal Society et de la Royal Institution de Londres, il fut plutôt qu'un savant (il n'a laissé qu'un Essai sur le feu où il formule la théorie de la réfraction du froid), un vulgarisateur de grand talent qui à travers une correspondance de près de 3000 lettres échangée avec plus de 400 correspondants a, malgré les guerres et le blocus continental, joué le rôle de trait d'union entre les membres de l'Europe savante. Chevalier de la Légion d'honneur 1804, Chevalier de l'Empire 1808. (RILLIET, CASSAIGNEAU, Marc-Auguste Pictet ou le rendez-vous de l'Europe universelle, Genève, 1995; Correspondance science et technique, 4 vol., Genève, 1996-2004).

Voir aussi le DHS et Wikipedia.
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Charles Pictet de RochemontCharles Pictet (1755-1824) allié de Rochemont, frère du précédent, fut d'abord officier au service de France. Retiré sur sa terre de Lancy après l'annexion de Genève par le Directoire en 1798, il s'occupa d'agronomie, notamment de l'élevage des moutons de la race mérinos, publiant de nombreux articles sur ce sujet dans la Bibliothèque Britannique qui ont été réunis sous le titre de Cours d'Agriculture Anglaise en 10 volumes. Il obtint en 1809 du tsar Alexandre I (1777-1825) de vastes concessions en Ukraine. Les bergeries d'Odessa, où il envoya en 1808 quelque 900 de ses mérinos, ne connurent pas le succès financier espéré, mais elles mirent Pictet en correspondance avec le duc de Richelieu (1766-1822) qui gouvernait alors la Nouvelle Russie. Charles Pictet est entre autres ouvrages l'auteur du Tableau de la situation des Etats-Unis d'Amérique d'après Jedidiha Morse et les meilleurs auteurs américains paru en 1795, qui est l'une des premières descriptions de ce pays parue en français, et d'une traduction libre de la Théologie naturelle de William Paley (1818). Conseiller d'Etat dans le gouvernement genevois lors de la restauration de la République en 1814, député à Bâle auprès des souverains alliés, nommé secrétaire général de l'administration des départements français conquis avec le titre de conseiller d'Etat russe, il fut ensuite l'envoyé de Genève puis de la Suisse aux deux congrès de Paris, au congrès de Vienne et à Turin. Genève lui doit les agrandissements de territoire qui lui ont permis de devenir canton suisse, et la Suisse l'acte du 20 novembre 1815, qu'il a entièrement rédigé, par lequel les puissances européennes ont reconnu que "sa neutralité permanente et son indépendance de toute influence étrangère dont dans les vrais intérêts de l'Europe entière" (Genève et les traités de 1815, correspondance diplomatique de Pictet de Rochemont et François d'Ivernois, Genève, 1914).

Voir aussi Wikipedia ou cet article de la Feuille d'avis officielle du Canton de Genève.
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Charles René Pictet de RochemontCharles René Pictet de Rochemont (1787-1856), fils de Charles ci-dessus, fut en 1807 député par la municipalité de Genève au tsar Alexandre I dont il obtint pour son père la concession des terres près d'Odessa. Il y dirigea jusqu'en 1814 ses bergeries ou établissements de croisements à partir des quelques 900 bêtes de la race mérinos qu'il amena de Genève. Le duc de Richelieu, gouverneur de la Nouvelle Russie, ayant été nommé en 1815 président du Conseil et ministre des affaires étrangères, le roi de Bavière le nomma, en raison des relations nouées à Odessa, son chargé d'affaires à Paris en 1816 et 1817. Conseiller aulique du tsar, chevalier de l'ordre de Sainte-Anne, chambellan du roi de Bavière, le roi de Sardaigne lui accorda le titre de comte en 1840; commandeur de l'ordre des Saints-Maurice-et-Lazare en 1844.

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Adolphe PictetAdolphe Pictet (1799-1875), fils de Charles ci-dessus, linguiste, fut l'un des fondateurs des études indo-européennes (Les origines indo-européennes ou les Aryas primitifs, essai de paléontologie linguistique, Paris, 1859); il a démontré l'origine indo-européenne des langues celtiques (De l'affinité des langues celtiques avec le sanscrit, Paris, 1837). Il fut en linguistique le précurseur de son compatriote Ferdinand de Saussure (1857-1913). Officier d'artillerie, il s'est aussi occupé de fusées dont il avait développé un nouveau modèle (Essai sur les propriétés et la tactique des fusées de guerre, Turin, 1848) qu'il proposa en vain à différentes armées. S'étant lié d'amitié avec Liszt (1811-1886) et Marie d'Agoult (1805-1876) pendant le séjour qu'ils firent à Genève en 1836, ainsi qu'avec Georges Sand (1804-1876), il a relaté dans Une course à Chamouni, conte fantastique, Paris, 1838) le voyage qu'il fit avec ses trois amis dans la vallée de l'Arve et en Suisse. Professeur d'esthétique et d'histoire des littératures modernes à l'Académie de Genève (Du beau dans la nature, l'art et la poésie, études esthétiques, Paris, 1856), il fit connaître la pensée allemande. Chevalier de la Légion d'honneur 1866.
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Pour plus d'informations,voir le DHS et Wikipedia.

Raoul PictetRaoul Pictet (1846-1929), physicien, enseigna d'abord la physique au Caire. De retour à Genève, il réussit le 22 décembre 1877 à liquéfier l'oxygène, jusque là réputé gaz permanent; sa communication à l'Académie des Sciences devança Louis Paul Cailletet (1832-1913) qui avait peu auparavant réussi sur une moindre échelle la même opération selon un procédé différent. (Mémoire sur la liquéfaction de l'oxygène, la liquéfaction et la solidification de l'hydrogène et sur les théories des changments de corps, 1878). Un pavillon à l'Exposition universelle de Paris cette année-là et à l'Exposition nationale suisse de Genève en 1896 rendront populaire sa découverte. Professeur de physique industrielle à l'Université de Genève, à la fois physicien, chimiste, ingénieur et inventeur, Raoul Pictet s'occupa de l'utilisation industrielle des basses températures, de la fabrication de machines frigorifiques et de beaucoup d'autres sujets; certains de ses brevets lui valurent quelques déboires. Chevalier de la Légion d'honneur 1878.

Pour plus d'informations, le DHS et Wikipedia.
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Branche cadette:

Jean-Louis Pictet (1739-1781), fils de Jean, officier au service de France, avocat, accompagna Horace Bénédict de Saussure dans ses voyages dans les Alpes, voyagea en Angleterre, en France et en Hollande avant d'entrer dans la magistrature, syndic en 1778. Astronome amateur, il fit partie avec son compatriote et futur beau-frère Jacques André Mallet (1740-1790) de l'expédition organisée par l'Académie des sciences de Saint-Pétersbourg pour observer en juin 1769 le passage de Vénus devant le disque solaire. Il a fait dans son journal le récit de ce voyage de dix-huit mois pour gagner son poste d'observation à Oumba sur la Mer Blanche, dans la péninsule de Kola, et en revenir. (Jean-Daniel CANDAUX, et al. éd., Deux astronomes dans la Russie de Catherine II, journaux de voyage de Jean-Louis Pictet et Jacques André Mallet en Laponie Russe, Centre international d'étude du XVIIIe siècle, Ferney-Voltaire, 2005).

Voir aussi le DHS ou la Feuille d'avis officiel.
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Gabriel Pictet

Gabriel Pictet (1710-1782), brigadier général au service de Sardaigne est l'auteur d'un Essai sur la tactique de l'infanterie publié à Genève en 1771 qui, bien qu'anonyme, lui valut de la réputation. Colonel, il avait créé en 1774 et commandé la Legione delle truppe leggere, ancêtre de l'actuelle et redoutée Guardia di Finanza. La nouvelle caserne de la Guardia à Turin porte son nom. Chevalier de l'ordre des Saints-Maurice-et-Lazare 1764.
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Jean Marc Jules (1768-1828), allié Diodati, fils de Pierre, Seigneur de Sergy (1724-1813), colonel au service de France, Chevalier du Mérite Militaire 1759, qui prit part en 1789 à l'Assemblée de la noblesse du bailliage de Gex, Chevalier de la Légion d'honneur 1804, Chevalier de l'Empire 1809. Avocat, il représenta à deux reprises (1799-1804 et 1810-1814) le département du Léman au Corps législatif. Il fit à Genève, après la chute de l'empire, une carrière judiciaire comme président de la Cour suprême, et politique en siégeant au parlement cantonal dans les rangs des libéraux modérés. Chevalier de la Légion d'honneur 1810.
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François Jules Pictet

François Jules Pictet (1809-1872), allié De la Rive, petit-fils de Jean-Louis ci-dessus, naturaliste, entomologiste et paléontologue professa la zoologie et l'anatomie comparée à l'Académie de Genève dont il fut le recteur à deux reprises. Correspondant de l'Académie des Sciences, il est entre autres ouvrages, l'auteur d'un Traité élémentaire de paléontologie ou Histoire naturelle des animaux fossiles, (Genève, 1844), qui est l'un des tout premiers sur ce sujet. Sans adopter les théories de Charles Darwin (1809-1882), qui admira la critique qu'il en fit aussitôt après la parution de L'origine des espèces, il reconnut très tôt les faiblesses de l'hypothèse des créations successives.

Pour plus d'informations, Voir le DHS et Wikipedia.
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Ernest Pictet (1829-1909), petit-fils de Jean Marc Jules ci-dessus, chef de la banque familiale, fut député de Genève au Conseil national de 1877 à 1896. Il présida la Chambre de commerce de Genève et l’Union suisse du commerce et de l’industrie dont il avait été l’un des fondateurs, et plaida l’un des premiers en faveur de la création de la Banque nationale suisse dont il obtint, en lançant un référendum contre le projet du Conseil fédéral, qu’elle ne fût pas une banque d’Etat mais une institution privée.
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Edmond Pictet (1835-1901), fils de Jean Marc Jules Pictet, dit de Sergy, conseiller d'Etat, et de sa seconde femme, fille de Charles allié de Rochemont (ci-dessus); demi-frère d'Ernest Pictet. Un séjour de plusieurs années à Liverpool lui fit connaître le mouvement coopératif créé non loin de là à Rochdale en 1844. De retour à Genève, il contribua à propager cette idée, dégagée toutefois de toute idéaologie politique. Cofondateur en 1868 de la Société coopérative genevoise de consommation, il en présida le comité directeur puis le conseil d'administration jusqu'à sa mort. Il fut ainsi l'un des fondateurs en 1890 de l'union puis des coopératives de consommation. Philantrope, engagé dans l'église dite évanlégique, cofondateur de la Ligue de droit commun pour la défense des libertés individuelles (Lausanne 1884), il est aussi l'auteur de travaux historiques.

 

Amé Pictet

Amé Pictet (1857-1937), fils d'Ernest ci-dessus, docteur ès sciences, professeur de chimie à l'Université de Genève, réussit la synthèse de nombreux alcaloïdes, dont la nicotine (La constitution chimique des alcaloïde végétaux 1888, 1897); il fut docteur honoris causa des Universités de Cambridge et Bruxelles, et membre correspondant de l'Académie des Sciences de Paris et de Madrid. Officier de la Légion d'honneur 1927.

Voir aussi Wikipédia.
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Guillaume Pictet (1860-1926), fils d’Ernest ci-dessus, succéda à son père à la tête de la banque à laquelle il donna une nouvelle impulsion en développant ses relations avec les Etats-Unis. Élu par appel en 1924 au conseil d’Etat du canton de Genève, il réorganisa et restaura les finances cantonales alors très délabrées, mourant à la tâche deux ans plus tard. Il fut membre du Comité International de la Croix-Rouge depuis 1919.

Voir aussi le DHS .
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Arnold Pictet

Arnold Pictet (1869-1948), fils d'Ernest ci-dessus, docteur ès sciences, naturaliste, entomologiste, privat-docent à l'Université de Genève, a écrit plusieurs ouvrages sur les lépidoptères (Recherches expérimentales sur les mécanismes du mélanisme et de l'albinisme chez les lépidoptères, 1912). Membre du comité pour la recherche scientifique au Parc national suisse, il s'est intéressé à ce qu'on n'appelait pas encore l'écologie (Le Parc national suisse considéré sous l'angle de la protection de la nature, Bruxelles, 1948). Membre associé de l'Académie des Sciences de Belgique. (Dictionnaire du Darwinisme et de l'évolution).

Pour plus d'informations, voir le DHS.
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Jean Pictet (1914-2002), docteur en droit, professeur honoraire à l'Université de Genève, docteur honoris causa de plusieurs universités, consacra toute sa vie au Comité International de la Croix-Rouge (CICR) dont il fut longtemps le directeur des affaires générales puis le vice-président de 1971 à 1979. Auteur de nombreux ouvrages sur la Croix-Rouge et le droit international humanitaire (Commentaire des conventions de Genève de 1949; Commentaire des deux protocoles additionnels aux conventions de Genève), il a formulé et commenté les principes fondamentaux de la Croix-Rouge adoptés par la Conférence internationale de la Croix-Rouge en 1955 comme charte fondamentale du mouvement. Professeur de droit international humanitaire à l'Université de Genève, docteur honoris causa de plusieurs universités, il reçut en 1984 la médaille d'or de la Croix-Rouge pour l'ensemble de son oeuvre.

Pour plus d'information, voir le DHS et Wikipedia.
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Illustrations: toutes les images proviennent de CANDAUX, "Histoire de la famille Pictet 1474-1974", Genève, Braillard, 1974. Sauf Jean-Louis Pictet: Fondation des archives de la famille Pictet, fonds APT; Ernest Pictet: Banque Pictet & Cie, Archives historiques; Jean Pictet: "Etudes et essais sur le Droit International Humanitaire et sur les principes de la Croix-Rouge en l'honneur de Jean Pictet", Genève, La Haye, 1984.